L’été est une période agréable pour les balades, les concours, les sorties au pâturage et les journées prolongées à l’écurie. Pour le cheval, cette saison demande toutefois une attention particulière. La chaleur, l’humidité, le manque d’eau, un abri insuffisant, un transport mal anticipé ou une forte pression des insectes peuvent rapidement nuire à son confort et à sa santé.
En Suisse, une vague de chaleur correspond à une température moyenne journalière d’au moins 25 °C pendant trois jours consécutifs. Ce repère aide à anticiper les journées à risque : eau, ombre, ventilation, horaires de travail et surveillance doivent être adaptés avant que le cheval ne montre des signes de fatigue.
Le cheval régule sa température notamment grâce à la transpiration. Lorsqu’il travaille, il évacue une grande partie de la chaleur par la sueur. Pendant l’effort, environ 85 % de la chaleur produite est évacuée par la transpiration et 15 % par la respiration. Une séance de travail de moyenne intensité peut aussi entraîner une perte d’environ 2 litres de sueur pour 100 kg de poids vif. Pour un cheval de 600 kg, cela représente environ 12 litres de transpiration.
Ce mécanisme devient moins efficace lorsque plusieurs facteurs se cumulent : température élevée, humidité, plein soleil, effort prolongé, manque d’ombre, mauvaise ventilation ou récupération insuffisante.
Comme repères pratiques :
Les situations les plus à risque sont :
Un cheval ne doit pas être poussé à finir une séance s’il montre des signes inhabituels. Respiration rapide, abattement, transpiration excessive, démarche hésitante, comportement imprévisible ou récupération lente doivent conduire à arrêter immédiatement l’effort.
L’eau est le point central de la vigilance estivale. Le besoin en eau d’un cheval dépend de son activité, de la température, de son alimentation et de son état physiologique. Un cheval boit généralement 5 à 10 % de son poids corporel par jour. Pour un cheval de 500 kg, cela correspond à environ 25 à 50 litres d’eau par jour. Une jument allaitante, un cheval au travail ou un cheval qui transpire beaucoup peut boire davantage.
L’accès à l’eau doit être contrôlé concrètement, pas seulement supposé. Un abreuvoir automatique peut être sale, mal réglé, trop lent ou difficile d’accès pour un cheval dominé. Les systèmes automatiques doivent être vérifiés tous les jours. Un débit d’environ 8 litres par minute permet d’assurer une prise d’eau suffisante. Un cheval ne devrait pas rester plus de 4 heures sans eau.
Les bons réflexes en été :
Les électrolytes peuvent être utiles après un effort, une forte sudation ou un transport par temps chaud. Ils ne remplacent jamais l’eau. Si leur goût modifie l’eau, certains chevaux peuvent boire moins. Il faut donc toujours laisser une autre source d’eau propre disponible.
Pour certains chevaux qui boivent peu après une sortie ou un transport, il est possible de proposer un seau d’eau propre avec quelques morceaux de pomme ou de carotte bien coupés. L’objectif est de rendre le seau plus attractif. Cette astuce ne doit pas remplacer l’accès permanent à une eau pure, mais elle peut aider ponctuellement à stimuler l’intérêt du cheval.
Un cheval doit pouvoir se protéger du soleil, de la pluie, du vent et des insectes. Le bien-être des équidés dépend aussi de conditions de détention adaptées, avec des contacts sociaux, du mouvement, du fourrage grossier et une protection contre les conditions météorologiques.
Au pâturage, l’ombre doit être réellement disponible aux heures chaudes. Un arbre isolé peut être insuffisant si plusieurs chevaux partagent la parcelle ou si l’ombre se déplace rapidement. L’abri doit être assez grand pour protéger tous les chevaux en même temps, avec une protection contre le soleil en été et contre les insectes volants.
En pratique, il faut vérifier :
Pour un cheval au box, la priorité est la circulation d’air. Une écurie fermée, chaude et poussiéreuse augmente l’inconfort et peut aggraver les problèmes respiratoires. L’air doit circuler sans créer de courant d’air permanent sur le cheval. Les boxes doivent rester propres, secs et suffisamment ventilés.
En été, la question n’est pas seulement de savoir s’il est possible de monter, mais dans quelles conditions. Une séance courte, tôt le matin, sur sol adapté et avec récupération progressive n’a pas le même impact qu’un travail intense en plein soleil.
Une routine prudente consiste à :
Les valeurs normales au repos peuvent aider à repérer un cheval qui ne récupère pas correctement. Un cheval au repos présente généralement une fréquence cardiaque de 28 à 44 battements par minute et une fréquence respiratoire de 8 à 16 respirations par minute.
Un cheval dont la respiration reste rapide, qui semble abattu ou qui transpire de manière excessive après une mise au repos doit être surveillé de près. En cas de doute, il faut appeler le vétérinaire.
Le transport augmente le stress thermique : le cheval bouge moins, l’air circule parfois mal, la température peut monter rapidement dans le van et les attentes sur parking exposé sont fréquentes. Même un trajet relativement court peut devenir difficile si le cheval embarque déjà chaud, stressé ou déshydraté.
Les bons réflexes avant un transport :
Un cheval ne doit jamais rester dans un véhicule stationné en plein soleil. Cette règle s’applique même pour une attente courte, car la température peut monter rapidement dans un véhicule fermé ou mal ventilé.
Les insectes ne sont pas seulement gênants. Les mouches, taons, moustiques, simulies ou culicoïdes peuvent perturber le repos du cheval, provoquer de l’agitation, favoriser les blessures de grattage et aggraver certaines sensibilités cutanées.
Chez certains chevaux, les piqûres déclenchent une dermite estivale récidivante. Les signes les plus fréquents sont :
Les mesures utiles sont surtout préventives :
Un cheval qui se gratte jusqu’à se blesser, perd ses crins ou présente des plaques irritées doit être examiné. Plus la prise en charge est précoce, plus il est facile de limiter les complications.
Les signes d’alerte ne sont pas toujours spectaculaires au début. Un cheval plus calme que d’habitude, qui mange moins, boit peu ou récupère lentement mérite déjà une attention particulière.
Les signes suivants doivent faire réagir :
Si ces signes persistent ou s’aggravent, il est impératif de contacter rapidement un vétérinaire.
Une bonne routine réduit fortement les risques. Elle doit rester simple pour être appliquée tous les jours.
Il faut observer les interactions autour de l’eau, du fourrage et de l’abri. Un cheval dominé peut avoir moins accès aux ressources, même si celles-ci sont présentes. En période chaude, cette situation peut rapidement entraîner fatigue, déshydratation ou perte d’état.
Même avec une prévention rigoureuse, certains événements restent imprévisibles : colique, blessure, coup de chaleur, réaction allergique, infection cutanée, complication après un transport ou problème respiratoire.
Une assurance cheval peut compléter cette démarche de prévention en aidant à anticiper certains frais vétérinaires et hospitaliers selon les garanties choisies. Epona propose notamment des couvertures pour les consultations, traitements, analyses, imagerie médicale, interventions chirurgicales, médicaments et frais d’hospitalisation, selon les conditions du contrat. Il est aussi possible de calculer une prime en ligne pour obtenir une première estimation.
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Un cheval boit généralement l’équivalent de 5 à 10 % de son poids corporel par jour. Pour un cheval de 500 kg, cela représente environ 25 à 50 litres d’eau par jour. Cette quantité peut augmenter avec la chaleur, le travail, le transport, la lactation ou une forte transpiration.
Dès 25 °C, il est prudent d’adapter l’intensité du travail, surtout si le cheval est âgé, peu entraîné, en surpoids ou sensible à la chaleur. Entre 28 et 30 °C, il vaut mieux travailler tôt le matin ou en soirée. Au-delà de 30 °C, les efforts longs ou soutenus doivent être évités autant que possible.
Lors des fortes chaleurs, il est préférable d’éviter les efforts entre 11 h et 17 h. Cette plage correspond au soleil de midi et aux heures les plus chaudes de la journée. Les séances doivent être déplacées tôt le matin ou en fin de soirée.
Il faut arrêter l’effort, placer le cheval à l’ombre, proposer de l’eau, favoriser la ventilation et refroidir le corps avec de l’eau fraîche ou froide. Si le cheval reste abattu, respire rapidement, semble désorienté ou ne récupère pas, il faut contacter un vétérinaire.
Les électrolytes peuvent être utiles après une forte transpiration, un transport ou un effort par temps chaud. Ils ne remplacent jamais l’eau. Si des électrolytes sont ajoutés dans un seau, une autre source d’eau pure doit toujours rester disponible.
Il faut réduire les zones favorables aux insectes, retirer régulièrement le fumier, limiter l’eau stagnante, utiliser un masque anti-mouches adapté et prévoir une couverture anti-insectes pour les chevaux sensibles. En cas de grattage intense, de croûtes, de plaies ou de perte de crins, un avis vétérinaire est recommandé.