30.09.2026

Les 5 risques de l’automne pour le chat

Blog - Chats
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L’automne expose les chats à cinq risques principaux : les parasites, les produits toxiques, les champignons et déchets en décomposition, les accidents liés à la baisse de visibilité ainsi que le froid et l’humidité.

Les chats ayant accès à l’extérieur sont généralement les plus exposés. Certains dangers peuvent néanmoins aussi concerner les chats d’intérieur, notamment les puces, les antiparasitaires inadaptés ou les produits toxiques accessibles dans un garage ou une cave.

Une surveillance régulière, un environnement sécurisé et une prévention adaptée permettent de limiter ces risques. En cas d’ingestion suspecte, de difficulté respiratoire, de troubles neurologiques ou de changement brutal de comportement, un vétérinaire doit être contacté rapidement.

1. Les tiques et les puces restent actives en automne

Les tiques et les puces ne disparaissent pas automatiquement avec la fin de l’été. Des températures encore douces, associées à une humidité plus élevée, peuvent favoriser leur activité durant l’automne.

En Suisse, les tiques connaissent un second pic d’activité en automne. Elles sont présentes dans toutes les régions et se rencontrent notamment dans les forêts, les sous-bois, les lisières, les herbes hautes et certains parcs. Leur activité diminue lorsque les températures deviennent durablement basses, mais le calendrier précis varie selon les conditions météorologiques.

Les puces peuvent quant à elles se maintenir toute l’année dans un logement chauffé. Elles se développent notamment dans les couchages, les tapis et les autres endroits fréquentés par les animaux. Même un chat vivant principalement à l’intérieur peut donc être exposé.

Quels signes faut-il surveiller ?

La présence de parasites peut notamment se manifester par :

  • des démangeaisons répétées ;
  • un léchage ou un toilettage excessif ;
  • des rougeurs ou des croûtes ;
  • une perte de poils localisée ;
  • de petits points noirs dans le pelage ;
  • une tique fixée dans la peau.

Ces signes peuvent avoir d’autres causes. Un examen vétérinaire permet de déterminer leur origine et de choisir une protection appropriée.

Comment limiter le risque de parasites ?

Après une sortie, le pelage peut être examiné, en particulier autour de la tête, du cou, des oreilles et des pattes. Les couchages et textiles utilisés par le chat doivent également être nettoyés régulièrement.

La protection antiparasitaire doit être adaptée à l’âge, au poids, à l’état de santé et au mode de vie du chat. La fréquence d’utilisation dépend du produit prescrit ou recommandé par le vétérinaire.

Un antiparasitaire destiné au chien ne doit jamais être appliqué à un chat sans avis professionnel. Les produits fortement concentrés en perméthrine peuvent être très dangereux pour le chat et provoquer des tremblements, des troubles de la coordination, une salivation excessive ou des convulsions.

2. L’antigel et les raticides peuvent provoquer une intoxication grave

À l’approche de l’hiver, des produits comme l’antigel et les raticides peuvent devenir plus présents dans les garages, les caves, les remises ou les locaux techniques. Ils doivent être conservés hors de portée des animaux.

Certains antigels contiennent de l’éthylène glycol. Après ingestion, cette substance est transformée par l’organisme en composés toxiques susceptibles de provoquer des troubles graves, notamment une atteinte rénale. La prise en charge doit commencer le plus rapidement possible, idéalement avant l’apparition des complications.

Les raticides, également appelés rodenticides, ne possèdent pas tous le même mécanisme d’action. Certains perturbent la coagulation du sang et peuvent entraîner des saignements internes. D’autres provoquent des troubles neurologiques ou digestifs. L’absence de symptôme immédiat ne permet pas d’exclure une intoxication.

Quels symptômes peuvent indiquer une intoxication ?

Les signes dépendent du produit en cause. Une intoxication peut notamment provoquer :

  • des vomissements ;
  • une salivation inhabituelle ;
  • une faiblesse soudaine ;
  • une démarche instable ;
  • des tremblements ou des convulsions ;
  • des difficultés respiratoires ;
  • des saignements inexpliqués ;
  • des muqueuses très pâles ;
  • une augmentation inhabituelle de la soif ou des urines ;
  • un abattement marqué.

Ces symptômes ne permettent pas d’identifier précisément la substance ingérée. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic et déterminer la prise en charge nécessaire.

Que faire en cas d’ingestion suspecte ?

  1. Éloigner le chat du produit.
  2. Contacter immédiatement un vétérinaire ou un service d’urgence vétérinaire.
  3. Conserver l’emballage ou photographier l’étiquette.
  4. Noter l’heure supposée du contact.
  5. Estimer, si possible, la quantité potentiellement ingérée.
  6. Ne pas provoquer de vomissement et ne rien administrer sans instruction professionnelle.

En Suisse, Tox Info Suisse fournit également des informations sur les risques et les premières mesures simples en cas d’intoxication animale. L’organisme recommande toutefois de s’adresser en priorité au cabinet vétérinaire pour la prise en charge de l’animal.

3. Les champignons et le compost peuvent contenir des substances nocives pour les chats

Certains champignons sauvages et déchets en décomposition peuvent être dangereux pour le chat. L’humidité automnale favorise leur présence dans les jardins, les sous-bois et les zones ombragées.

Les chats consomment généralement moins de champignons que les chiens. Une ingestion reste toutefois possible, en particulier chez un jeune chat curieux. Il est par ailleurs difficile de distinguer visuellement un champignon toxique d’une espèce inoffensive.

Le compost peut contenir des aliments moisis, des restes alimentaires inadaptés ou d’autres substances nocives. Selon le produit ingéré, des troubles digestifs ou neurologiques peuvent apparaître.

Comment sécuriser un jardin en automne ?

Quelques mesures permettent de limiter l’exposition :

  • retirer régulièrement les champignons des zones accessibles ;
  • fermer le compost au moyen d’un couvercle solide ;
  • ne pas laisser de restes alimentaires au sol ;
  • contrôler les abords des abris, terrasses et remises ;
  • ranger les produits de jardinage dans un espace fermé ;
  • surveiller le chat après une sortie en cas de comportement inhabituel.

En cas d’ingestion supposée, une photographie du champignon ou un échantillon conservé avec précaution peut faciliter son identification. Il ne faut toutefois pas attendre le résultat de cette identification avant de contacter le vétérinaire.

4. La baisse de visibilité augmente le risque d’accident

En automne, la nuit tombe plus tôt. Une part croissante des déplacements du chat peut alors avoir lieu au crépuscule ou dans l’obscurité, au moment où les automobilistes disposent de moins de temps pour remarquer un animal sur la chaussée.

Le changement d’heure modifie également la correspondance entre les habitudes de déplacement des animaux et les périodes de circulation. La Protection Suisse des Animaux PSA appelle à une vigilance particulière au crépuscule, le soir et durant la nuit. Les collisions peuvent aussi concerner les chats dans les zones résidentielles.

Après un accident, certaines lésions internes ne sont pas immédiatement visibles. Un chat percuté doit donc être examiné rapidement par un vétérinaire, même en l’absence de plaie externe importante.

Comment réduire le risque routier pour mon chat?

Selon le lieu d’habitation et les habitudes du chat, plusieurs mesures peuvent être envisagées :

  • limiter les sorties pendant les heures les plus sombres ;
  • installer une chatière programmable ;
  • aménager un accès sécurisé au jardin ;
  • faire identifier le chat par puce électronique ;
  • maintenir les coordonnées du détenteur à jour ;
  • utiliser uniquement un collier réfléchissant avec ouverture de sécurité.

Un collier classique peut se coincer dans une branche, une clôture ou un autre obstacle. Un modèle de sécurité est conçu pour s’ouvrir lorsqu’une certaine traction est exercée.

Même réfléchissant, un collier n’élimine pas le risque d’accident. Près d’une route fréquentée, limiter les sorties nocturnes reste la mesure la plus prudente.

5. Le froid et l’humidité fragilisent certains chats

Un chat adulte en bonne santé supporte généralement une baisse modérée des températures s’il reste au sec et peut accéder à un abri. Les chatons, les chats âgés, maigres, malades ou à pelage très court sont plus sensibles.

Un pelage mouillé protège moins efficacement contre le froid. Un chat qui reste longtemps sous la pluie peut donc se refroidir, en particulier s’il ne dispose pas d’un endroit sec où se réfugier.

Chez un chat âgé ou souffrant déjà d’un problème articulaire, le froid et l’humidité peuvent également rendre les déplacements plus difficiles.

Quels signes doivent attirer l’attention ?

Une attention particulière est nécessaire en présence de :

  • tremblements persistants ;
  • posture recroquevillée inhabituelle ;
  • grande fatigue ;
  • extrémités très froides ;
  • baisse d’appétit ;
  • raideur ;
  • difficulté à se déplacer ;
  • recherche constante d’une source de chaleur.

Ces signes peuvent avoir différentes causes. S’ils persistent ou s’accompagnent d’une dégradation de l’état général, une consultation vétérinaire est recommandée.

Comment améliorer le confort du chat ?

Un couchage chaud, sec et protégé des courants d’air constitue la mesure principale. Le chat doit également pouvoir accéder facilement à cet espace, sans devoir effectuer un saut important, en particulier s’il est âgé ou présente des difficultés de mobilité.

Un chat habitué à sortir doit pouvoir rejoindre le logement ou un abri sec. Après une sortie sous la pluie, son pelage et ses pattes peuvent être séchés délicatement.

Les chats d’intérieur, dont le pelage est moins adapté aux variations saisonnières, doivent être habitués progressivement aux températures extérieures. Epona rappelle également que les chats ayant accès à la neige doivent pouvoir revenir à l’intérieur pour se réchauffer.

Epona : anticiper les frais vétérinaires

Une intoxication, une collision ou une affection transmise par un parasite peut nécessiter des examens, des médicaments, une intervention ou une hospitalisation.

Selon la formule souscrite, la police et les conditions contractuelles applicables, certains frais peuvent être pris en charge par une assurance pour animaux. Les garanties, exclusions, franchises, plafonds et taux de remboursement doivent toujours être vérifiés avant la souscription.

La page consacrée à l’assurance pour chat d’Epona présente les différentes possibilités proposées et donne accès au calcul de la prime. Les prestations effectivement applicables dépendent du produit choisi et des documents contractuels.

Une estimation peut également être obtenue au moyen du formulaire de souscription et de calcul de prime Epona.

 

FAQ sur les risques de l’automne pour le chat

Faut-il encore protéger un chat contre les tiques en automne ?

Oui, les tiques peuvent rester actives pendant l’automne lorsque les températures sont suffisamment douces et l’environnement humide. En Suisse, un second pic d’activité est observé durant cette saison. Le type de protection et sa fréquence doivent être définis avec le vétérinaire selon le mode de vie du chat.

Un chat d’intérieur peut-il avoir des puces en automne ?

Oui, un chat d’intérieur peut être exposé aux puces. Celles-ci peuvent être introduites dans le logement par un autre animal et se maintenir dans un environnement chauffé. Des démangeaisons, des croûtes ou une perte de poils justifient un contrôle vétérinaire.

Pourquoi un antiparasitaire pour chien peut-il être dangereux pour un chat ?

Certains antiparasitaires pour chiens contiennent de fortes concentrations de perméthrine, une substance que le chat métabolise difficilement. Une exposition peut provoquer des tremblements, une salivation excessive, des troubles de la coordination ou des convulsions. Uniquement des produits expressément destinés aux chats doivent être utilisés.

Que faire si un chat a léché de l’antigel ?

Un vétérinaire doit être contacté immédiatement, même en l’absence de symptôme. L’éthylène glycol présent dans certains antigels peut entraîner des complications graves, et une prise en charge précoce est déterminante. Il ne faut pas provoquer de vomissement ni administrer un remède maison sans instruction professionnelle.

Un chat peut-il s’intoxiquer avec un raticide ?

Oui, un chat peut s’intoxiquer en ingérant directement un appât contenant du raticide. Une exposition indirecte par l’intermédiaire d’un rongeur est également possible selon le produit et les circonstances. Toute suspicion doit être signalée rapidement à un vétérinaire, avec l’emballage du produit s’il est disponible.

Un chat peut-il rester dehors toute la nuit en automne ?

Cela dépend de son âge, de sa santé, de son pelage et de son environnement. Il doit pouvoir accéder en permanence à un abri chaud et sec. Près d’une route, limiter les sorties nocturnes permet également de réduire le risque de collision lié à la faible visibilité.

Comment savoir si un chat a trop froid ?

Des tremblements persistants, une posture recroquevillée, une grande fatigue, des extrémités très froides ou une difficulté à se déplacer peuvent signaler un refroidissement. Le chat doit être placé dans un endroit sec et tempéré. Si son état ne s’améliore pas rapidement, un vétérinaire doit être contacté.

Une assurance couvre-t-elle automatiquement une intoxication ou un accident de mon chat ?

Non, aucune prise en charge ne doit être considérée comme automatique. La couverture dépend de la formule souscrite, de la police, des éventuelles exclusions, de la franchise et des conditions contractuelles applicables au moment de l’événement. La FAQ d’Epona et les documents contractuels permettent de vérifier ces éléments.


Sources :

Office fédéral de la santé publique (OFSP), informations sur les tiques en Suisse : https://www.bag.admin.ch/fr/maladies-transmises-par-les-tiques-situation-en-suisse 

Administration fédérale suisse, modèle de répartition des tiques : https://www.geo.admin.ch/fr/jeu-de-donnees-01052024

Institut de pharmacologie et de toxicologie vétérinaires de l’Université de Zurich, informations sur la perméthrine : https://www.vetpharm.uzh.ch 

Tox Info Suisse, intoxications chez les animaux : https://www.toxinfo.ch/tiervergiftung_fr

Protection Suisse des Animaux PSA : https://tierschutz.com 

QUATRE PATTES Suisse, accidents de la route impliquant des chats : https://www.quatre-pattes.ch/nos-recits/guide-conseils/accidents-de-la-route-impliquant-des-chats

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